24-25 janv. 2014 Paris (France)

Modèles et modélisations en sciences du langage, de l'homme et de la société

Paris, 24-25 janvier 2014.

Responsables : Claude Blanckaert (CNRS, Centre Alexandre Koyré), Jacqueline Léon (CNRS, HTL, SHESL), Didier Samain (Université Paris Diderot, HTL) 

Organisation : SHESL (Société d'Histoire et d'Epistémologie des Sciences du Langage), HTL (UMR 7597, Histoire des Théories Linguistiques), Centre Alexandre Koyré (UMR 8560)

 

Lieux :

24 janvier: Pôle des Langues et Civilisations, 65 rue des Grands Moulins, 75013 Paris (lien Google Maps)
auditorium Bulac et salle 313 Inalco
 
25 janvier: Université Paris Diderot, Halle aux Farines, 10 rue Françoise Dolto, 75013 Paris (lien Google Maps)
amphi 6C et salle 226C

 

Argumentaire

Une description organisée de faits recourt à des opérateurs de classification. Les sciences de l’homme ont les leurs (e.g. les parties du discours en grammaire), dont la spécifité tient à la nature déjà artefactuelle de leurs objets empiriques, sans frontière immédiatement assignable entre le métadiscours spontané des agents et leur modélisation par la recherche. Certaines injonctions scientistes adressées à ces disciplines (devenir des « sciences expérimentales », etc.) apparaissent donc tout à la fois inappropriées et comme le symptôme probable, au même titre que le découplage entre histoire et philosophie des sciences, d’un manque d’assurance épistémologique. Le colloque Modèles et modélisations en sciences du langage de l’homme et de la société. Perspectives historiques et épistémologiques part de ce constat et des questions qui en découlent. L’objectif est d’abord d’élucidation conceptuelle et terminologique : qu’entend-on par modélisation dans ces disciplines ? Il s’agit ensuite d’en documenter le rôle heuristique – productif (la mécanique pour la psychologie empirique), ou stérilisant (l’organicisme en théorie linguistique des systèmes) – et le rôle d’interface que les modèles ont joué entre champs disciplinaires (comme ci-dessus), ou entre données empiriques hétérogènes (comme en géographie des peuplements). Il s’agit enfin de répondre à la question historique et épistémologique : quels facteurs conditionnent l’adoption ou l’abandon d’un modèle ?

Présentation-français: presentation_VF

Presentation-English: presentation_English

 

 

 

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